Suivre Jésus est un long cheminement

Dernièrement, j’ai voulu faire le point sur ma vie, mais aussi sur ma relation personnelle avec Dieu. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais avec les années, j’ai l’impression que nous rentrons dans une routine plutôt que dans une relation.

D’une certaine manière, c’est comme si nous avions relégué la vie chrétienne à un moment de conversion. C’est comme si nous limitions cette relation au seul fait de lever les mains pendant un service de louange avec les yeux fermés et la tête baissée, alors que ces moments ne sont que le début d’une belle, profonde et vaste aventure pleine de rebondissements.

Au lieu de cela, après nous être détournés de notre mauvais chemin et de nous être tournés vers Dieu, nous agissons très souvent tels des consommateurs d’une vie chrétienne selon nos propres conditions. Nous cherchons une Eglise qui réponde à nos besoins et y assistons aussi régulièrement que possible, mais si cette Eglise cesse de répondre à nos besoins ou nous offense, nous allons en trouver une autre, parfois aussi facilement que nous achetons une nouvelle paire de chaussures. Bien sûr je crois que parfois Dieu nous dirige et dans ce cas-là les choses finissent par se faire et Dieu dépose sa bénédiction.

Je me suis posé cette question : Depuis quand l’Eglise est-elle devenue centrée sur nous ? Depuis quand nous servons-nous de « l’Eglise » pour notre propre intérêt ?

Alors que l’Église est faite pour être centrée sur les autres. Des gens ont besoin de transformation, des nations ont besoin d’être changées par la grâce de Dieu, des vies ont besoin de la transformation que seul le royaume des cieux peut apporter.

Mais tant que nous cherchons simplement à être nourris nous-mêmes, tant que nous ne cherchons qu’à nous divertir et ne satisfaire que nos besoins, alors les besoins d’autres passent inaperçus, ils sont ignorés et négligés.

Lorsque nous essayons de suivre Jésus par nous-mêmes parce que «je suis l’Eglise et que je n’ai pas besoin d’aller à l’Eglise pour en faire partie », nous manquons la plénitude de faire partie d’un corps. J’écris cela, mais je suis conscient que ce n’est pas toujours facile à vivre. En ne vivant pas l’Eglise, je crois sincèrement que nous manquons un point essentiel. Je crois que nous ressemblons davantage à Christ lorsque nous côtoyons des personnes imparfaites qui nous donnent l’occasion de nous repentir, de pardonner et de grandir.

Tout comme les orteils et les membres coupés sont inutiles au corps, je suis convaincu qu’il en est de même pour nous si nous fuyons ce que nous sommes devenus au moment où nous avons donné nos vies à Jésus. C’est-à-dire un membre de la famille.

Suivre Jésus est un long cheminement, une aventure qui exige que nous abandonnions notre vie et le suivions quotidiennement. Ce n’est pas une obéissance sans amour. Nous le suivons en sachant que nous sommes tellement aimés que nos vies valent la peine de mourir.

En conséquence, nous sommes sauvés et réconciliés avec cet objectif de créer la vie pour ceux qui nous entourent. Lorsque la bonne nouvelle de l’Évangile devient une réalité pour nous, nous cessons de la simuler par obligation religieuse et commençons à suivre Jésus avec amour et passion, n’importe où et à tout moment, peu importe le prix.

Les maîtres-mots :

Adorer, avec une réelle attitude de cœur « Aimer le seigneur de tout notre cœur » : le mot clé ici est « adoration ».

Éphésiens 1:12 Afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ.

Servir, « Aimer son prochain comme soi-même » : Il s’agit ici de démontrer l’amour de Dieu pour les autres en répondant à leurs besoins. L’Église doit y répondre.

Évangéliser « Allez, faites des disciples […] proclamez l’évangile à toute la création »

La première phase pour « faire des disciples » est d’aller vers ceux qui sont autour de nous. L’objectif est tellement important qu’il est rappelé plusieurs fois dans Actes.

Intégrer, « […] en les baptisant…ils persévéraient dans la communion fraternelle » Le baptême est l’intégration dans le corps de l’Eglise. Etre chrétien ce n’est pas uniquement être appelé à croire mais c’est aussi appartenir à Christ. Le baptême est donc une incorporation (Ephésiens 2 :19).

Et enfin, grandir, « […] en les enseignant […] ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres » :

À méditer n’est-ce pas ?

Soyez victorieux

Mikaël PENDINO