Tu fais la joie de Dieu !

Dimanche j’avais pour « mission » de partager un court message pour introduire le temps de communion. Après quatre mois sans servir à cause de mes problèmes de santé, c’était véritablement un privilège pour moi de reprendre du service. Je vous avoue que j’ai demandé à Dieu de m’aider à préparer mon message et j’ai pensé à une histoire, une parabole. Jésus utilisa cette parabole pour nous enseigner et pour nous conduire à une grande vérité.

Dans cette parabole, nous voyons clairement le bienfait pour l’homme mais nous voyons aussi celui pour Dieu.

La parabole du fils prodigue ne concerne pas seulement le pardon envers un homme perdu. C’est bien plus que cela, il est question de l’amour du père qui accourt auprès de son fils. Je n’avais pas remarqué cela avant, malgré les dizaines de fois où j’ai passé du temps à lire cette histoire mais cette fois j’ai réalisé quelque chose de véritablement important pour chacun d’entre nous.

Vous connaissez probablement cette histoire. Un jeune homme prit sa part de l’héritage et le dilapida en menant une vie de débauche. Il finit brisé et abattu, et c’est au fond du trou qu’il décida de retourner chez son père. Cette histoire, c’est mon histoire, cette histoire c’est peut-être aussi votre histoire.

Il se leva et repartit chez son père. Tandis qu’il était encore loin de la maison, son père le vit et en eut profondément compassion : il courut à sa rencontre, le serra contre lui et l’embrassa.  Luc 15 :20

Remarquez que rien n’empêcha le père de pardonner le jeune homme. Le fils n’avait rien à faire pour l’obtenir même pas à confesser ses péchés ! Le père avait déjà décidé de pardonner son fils avant même qu’il ne revienne.

Vous allez me dire, mais non, il nous faut confesser nos péchés pour être pardonné, et je suis en partie d’accord avec vous. Mais Dieu à l’image du père a déjà décidé de nous pardonner, Il a déjà pourvu pour notre pardon, Il a déjà pourvu pour notre salut, il a prévu des centaines de bénédictions pour ne pas dire des milliers et j’en passe…

Observez ce qui s’est passé dans cette histoire. Le père avait déjà pourvu pour la réconciliation. Le père avait déjà prévu de pardonner. Si l’on regarde bien, tout part de l’initiative du père. Quand il vit son fils, il courut vers lui et l’embrassa. C’est exactement la même chose pour nous, Dieu a pourvu. La vérité, c’est que le pardon n’est jamais un problème pour un père aimant. De même, cela n’a jamais été un problème pour notre Père céleste quand il voit un enfant repentant revenir à lui.

Était-ce le pardon, le sujet de cette parabole ? Bien entendu, mais pas seulement. Je crois qu’en fait, Jésus nous montre clairement que n’est pas suffisant. Car sinon une fois pardonnés nous continuerions notre chemin et ça s’arrêterait là. Le père n’embrassa pas son fils juste pour qu’il soit pardonné et qu’il continue son chemin, il voulait plus qu’une restauration de son fils.

Il voulait être en sa compagnie, sa présence et sa communion.

Dieu veut que nous nous installions dans la maison. Lorsque vous lisez cette histoire vous remarquez que le père fut pleinement satisfait et que sa joie fut complète uniquement lorsque son fils fut emmené en sa présence.

Le désir de Dieu, bien au-delà de nous accorder son pardon, bien au-delà de nous accorder ses bénédictions c’est que nous entrions dans sa présence. Le désir de Dieu c’est que tu entres pleinement en relation avec lui. Le désir de Dieu, c’est toi !

Aux yeux du père, l’ancien fils est mort, aux yeux de Dieu l’ancien vous est mort. Car pour le père, le fils qui est revenu est un homme nouveau, et ce matin alors que nous sommes devant cette table, c’est avec ce même regard que Dieu pose ses yeux sur nous. Aux yeux du père vous êtes une personne nouvelle ! Les choses anciennes sont passées et toutes choses sont devenues nouvelles

Tu n’as plus à vivre sous la culpabilité, de parler de ton péché et de tes chutes parce que le problème a été réglé. À présent, Dieu dit : « Viens avec assurance dans ma présence et prends part à ma miséricorde et ma grâce. Parce que tu es mon délice ! »

Vous êtes et vous faites la joie de Dieu !

Soyez victorieux

Mikaël Pendino