Minimalisme

Dernièrement je lisais un article dont le titre était « Children need minimalisme », en français « Les enfants ont besoin de minimalisme ». Cela a attiré mon attention, je me suis donc penché sur le sujet. Nous vivons dans une société de consommation à tel point que pratiquement toutes nos habitudes et nos façons d’agir sont liées à ce mode de vie.

Je vous partage une réflexion personnelle qui m’a conduit à me poser quelques questions importantes comme : « Pourquoi est-ce que je vis ? » ou « Qu’est-ce qui est important pour moi ? ». J’ai remarqué que plus j’achète – Plus j’ai besoin de travailler, et plus j’achète… Un cercle vicieux n’est-ce pas ? Plus j’achète – Plus j’ai besoin de travailler – Moins j’ai de temps pour les choses qui me sont importantes comme ma famille, mes amis, mon église… Encore un cercle vicieux ! Nous pouvons appliquer ce type de cercle à énormément de choses dans notre vie.

Robert Ferguson, un docteur en théologie vivant en Australie, a prêché sur le « Cercle de la vie ». Avec Marjorie nous avons été marqués par son message ; en effet tout n’est qu’un cercle, il y a de bons cercles et de mauvais cercles. Pratiquement tout ce que Dieu a créé fonctionne comme cela « Life Circle ». Les arbres absorbent le gaz carbonique et rejettent l’oxygène que nous absorbons pour rejeter du gaz carbonique. L’eau des mers se change en vapeur à cause de la chaleur pour retomber plus tard en rosée. L’homme qui a été créé de la poussière (Genèse 3 :19), vit sa vie et retourne à la poussière. N’oublions pas comment fonctionne notre organisme, nos organes, à l’image du cœur qui pompe le sang, l’envoie aux poumons qui l’oxygènent avant de le réinjecter dans le cœur afin que ce dernier le renvoie dans le corps etc.…

Je voudrais vous partager une expérience récente. Nous avions des difficultés avec notre fils aîné. Il ne pensait qu’à la télévision, du réveil jusqu’au moment d’aller dormir il ne cessait de demander des dessins animés. Bien que le « temps TV » fût limité et il le savait, à longueur de journée nous entendions : « Je peux regarder la télé ? Je peux jouer à la tablette ? Je peux aller sur l’ordinateur ? ». Cela devenait vraiment pénible ! A ceci se rajoutaient des difficultés à l’école, l’incapacité de jouer seul ou de s’occuper autrement alors que les placards sont pleins de jeux. Il nous fallait faire quelque chose et briser ce cercle.

Marjorie lit beaucoup de livres sur l’éducation et la neuroscience ce qui nous a aidés. Après avoir terminé les bouquins de Céline Alvarez« Les lois naturelles de l’enfant » et  Catherine Gueguen « Pour une enfance heureuse / Vivre heureux avec son enfant ». Nous avons pris du temps pour discuter, suite à cela nous avons été d’accord pour supprimer la télévision afin de voir le résultat sur nos enfants. Nous ne nous attentions pas à un tel changement concernant le comportement de notre fils. C’était spectaculaire. En peu de temps nous avions un enfant complètement transformé (Jeux, lecture, questions, inventions etc.…). Il occupe maintenant son temps différemment et s’épanouit. En faisant cela nous avons créé un autre cercle, nous avons opté pour le minimalisme concernant les écrans afin de développer la créativité naturelle de nos enfants. Et ça marche !

Le minimalisme ne s’arrête pas au fait d’avoir peu ou d’utiliser peu. 1 Timothée 6 : 8 nous dit : « Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira ». Il est vrai que nous devons apprendre à nous contenter de ce que nous avons pour être heureux mais j’irai jusqu’à dire que vivre le minimalisme c’est vivre avec ce que l’on a réellement besoin matériellement et intérieurement parlant. Le minimalisme nous permet de puiser dans les ressources naturelles que Dieu a mises en nous. Croyez- moi ou pas mais ce qui se trouve en vous est d’une richesse inestimable.

Beaucoup cherchent à se « désencombrer » et alléger leur vie. On voit ce mouvement du minimalisme qui prône le respect de notre planète avec le zéro déchet comme à San Francisco par exemple ainsi que d’autres mouvements écologiques qui sont à mon sens très bien. Alors rapidement j’aimerais partager avec vous trois « sphères » où à mon avis nous pouvons expérimenter le minimalisme de manière bénéfique : Matériellement, intérieurement et spirituellement.

Premièrement matériellement. Je ne compte plus mes pantalons, mes t-shirts et autres vêtements. Pour ma défense, je travaille pour le premier groupe textile du monde alors je n’ai pas le choix et comme on dit chez nous, je dois porter le produit. Non, sérieusement, j’achète de moins en moins. Avez-vous remarqué que vous portez toujours la même chose ? Nos garages sont pleins d’outils, de matériel, d’électroménager que l’on n’utilise jamais mais on continue à entasser, à acheter encore et encore. Choisir le minimalisme dans ce domaine nous permet entre autres :

  • D’éviter le gaspillage
  • De gagner de la place dans nos placards
  • De pouvoir rentrer la voiture dans le garage (Ce qui est loin d’être gagné)
  • De prendre soin de notre planète (C’est notre responsabilité, Dieu nous l’a confiée)
  • De briser la chaîne de consommation à grande échelle qui détruit notre environnement en exploitant les êtres humains.

…Vous pouvez continuer la liste si vous le souhaitez…

Deuxièmement intérieurement. Est-ce que je suis satisfait de ma vie ? Se contenter de ce que l’on a ne veut pas dire ne pas avoir de projets ou d’ambition, bien au contraire. Actuellement je suis en projet de reconversion professionnelle et voilà plusieurs mois que je remplis mon dossier Fongecif, que je travaille les cours que l’école de commerce m’envoie, que je suis en recherche d’une entreprise et tout cela à côté de mon travail, de mon service pour Dieu, de ma famille et des heures que je passe à écrire pour ce blog. Si finalement mon projet n’aboutit pas, bien entendu que je serai déçu dans un premier temps, mais je n’aurai aucun regret car je sais que j’aurai tout fait pour que cela fonctionne, du coup je resterai satisfait. J’ai pour principe de dire que je ne peux regretter que ce que je n’ai pas tenté de faire, mais pour le reste que ce soit une réussite ou un échec, je n’ai pas à avoir de regret. Le minimalisme intérieur dans ma conception se traduit simplement par le fait d’être satisfait de ma vie, de mes réussites, de ce que j’ai appris au travers de mes échecs personnels ou professionnels. Tout cela m’apporte :

  • De la sérénité
  • De la joie de vivre
  • De la satisfaction dans ce que j’ai accompli.
  • L’envie d’apprendre encore
  • De l’épanouissement …

Troisièmement Spirituellement. Un ami à moi un jour a dit, si l’on m’obligeait à ne devoir garder qu’une partie de la bible alors je garderais les évangiles car ils me présentent la grâce. J’ai réfléchi à cela et je me suis posé la question suivante : « Que devrais-je garder au minimum pour continuer à avoir cette relation avec Dieu ? Est-ce que la présence de Dieu me suffit ? Est-ce que sa parole me suffit ?  Si je devais me trouver sur une île déserte, est-ce que les messages que j’écoute sur internet me manqueraient ou bien est-ce que je serais capable de garder ma relation avec Dieu simplement avec ma bible et mon Ukulélé ? Spirituellement parlant nous sommes aujourd’hui vraiment bénis, avec l’Eglise, les prédications, internet, les albums de louange, les enseignements et j’en passe. Si tout cela disparaissait, tiendrais-je fidèle ? Est-ce que sans cette « surconsommation » je serais le même ? Avez-vous remarqué comme parfois il est difficile de rentrer dans la présence de Dieu parce que nous n’avons pas l’équipe de louange avec nous ? Parfois j’aime me retrouver seul dans un endroit où il n’y a que moi et ma bible sans rien d’autre

Soyez Victorieux

Mikael Pendino

Réf : Les lois naturelles de l’enfant (Céline Alvarez)
Pour une enfance heureuse / Vivre heureux avec son enfant (Catherine Gueguen)